english version
Vous êtes ici : Accueil » Les artistes »

ADAMO



La part de l’ange est un hommage au temps qui passe dont ne mesure que par la force des choses combien on a eu tort de laisser filer ces fragiles fragments de quotidien. Par inadvertance, par insouciance, par distraction presque, tout occupés que nous sommes à « réussir notre vie ».

Salvatore veut « retrouver les petits riens, les joies de toutes sortes, les tendresses qui résistent au temps » (Là où mon coeur me porte). Faire resurgir « le sourire d’un tendre passé, pour cacher la laideur du monde et aller là où le poète invite au voyage » (Fleurs) ou cette « vie derrière les mirages que me permettait l’or de mes rêves d’enfant » (La couleur du vent). Se réfugier au café du Temps perdu, avec « la bande et les promesses en sarabande d’un avenir non advenu » (Au café du Temps perdu). Revenir à ces précieux instants loin du « monde des machines qui broie les émotions » (Le bien que tu me fais). Refuser la gloire, les illusions, la puissance des grands, la haine de ceux qui se battent au nom de Dieu : « Ferme les yeux sur la laideur, peins le monde à tes couleurs » (Lâche pas ton rêve).

Avec cet album serein, attachant, Adamo opère un retour à la mélodie. Le « tendre jardinier », célébré par Jacques Brel, effeuille la marguerite du souvenir sur des harmonies empruntées au tango, « cette pensée triste qui se danse », comme le décrivait Carlos Gardel. Un parti pris mélodique et acoustique, merveilleusement servi par les arrangements de Fabrice Ravel-Chapuis et Edith Fambuena. « Les accords en mineur sixte que j’utilise sur de nombreuses chansons nous ramènent immédiatement à la latinité, à l’Argentine, souligne Salvatore Adamo. J’ai voulu que cet album pulse gentiment comme un coeur qui bat de façon lancinante.» Ente les ronces et le jasmin !

dimanche 6 juillet 2008. Scène Terre Neuvas

Site